Jean Pilori

Résumé

Jean Pilori Gare à l'Empire (1871)

Le moment est grave, l'heure est solennelle.
Semblable à ces vautours qui volent en tournoyant autour du moribond, en attendant que le moribond soit devenu cadavre, une tourbe effroyable, toute prête à s'abattre sur la France, guette dans l'ombre la proie convoitée.
Sedan, avions-nous cru, était le dernier mot de l'Empire.
Eh bien ! non. L'Empire, semble-t-il, n'avait pas tout dit.
Source : Gallica

Jean Pilori Gare à l'Empire (1871)

Ce n'est pas l'Empiré, mais la nation, qui a fait figurer sur le papier un effectif supérieur de plus d'un tiers à celui que nous avions sur pied.
Ce n'est pas l'Empire, mais la nation, qui est coupable de l'absence des cent cinquante mille hommes que l'on prétendait avoir en plus des troupes dont on disposait en réalité.
Source : Gallica

Jean Pilori Gare à l'Empire (1871)

Pourquoi, autour des casernes, on aperçoit des individus à face patibulaire qui, comme ces agents des industries honteuses, accostent furtivement le passant, le brave soldat sans défiance, et glissent dans son oreille d'incohérentes paroles, dans ses doigts des petits livres mystérieux.
Source : Gallica

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