Résumé

Portrait de Jean Richepin Jean Richepin Gil Blas du 23 novembre 1881

Le danger, ce sera de se noyer dans la faille, le satin, le velours, les dentelles, les tapis, les costumes, les falbalas, les lumières, les couleurs, comme le Ventre de Paris s’est enlisé dans les légumes et les fromages.
Le danger, ce sera de traiter les grands magasins en nature morte, au lieu d’y chercher un portrait, c’est-à-dire au lieu d’en saisir l’âme.
Car ils ont une âme ; et cette âme, c’est le calicot.
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Portrait de Jean Richepin Jean Richepin Gil Blas du 23 novembre 1881

Le calicot, pour nous, c’est le godelureau frisé, pommadé, qui une l’étoffe à coup d’œillades, qui fait la bouche en cul de poule, et qui se déhanche à chaque reprise de son éternel refrain :
— Et avec ça médême ?
Nous le voyons cependant en chair et en os, le calicot d’aujourd’hui. Nous pouvons le savoir. Il n’est personne qui n’ait eu affaire à lui, dans ces grands bazars du commerce moderne qui sont une des figures du Paris nouveau. Nous devrions l’avoir bien dans l’œil, et nous nous contentons d’avoir son type légendaire dans le nez.
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