Joseph Alfred Bonnomet

Résumé

Joseph Alfred Bonnomet Gayant, poème humoristique, par Albonnus… (1845)

Un manoeuvre ; il sourit et répond : « c'est Gayant. »
Je demande, le soir, mes flambeaux à la bonne :
« Comme ils brillent » lui dis-je.-Oui, monsieur, c'est Gayant. »
Ce matin à dîner m'invite une personne :
— Dimanche 2 je ne puis. — Oh ! restez, c'est Gayant.
XVIII.
Madame, vous voulez connaître, je parie, Le sens que peut avoir ce refrain étemel. Gayant pour cette ville est un jour solennel, Un doux anniversaire, une époque chérie. Honneur donc à Douai ! madame. Après le ciel, Le culte d'un bon peuple est la sainte patrie.
Source : Gallica

Joseph Alfred Bonnomet Gayant, poème humoristique, par Albonnus… (1845)

Quand votre fils crira, vous lui direz : « Gayant ! »
Douai, 22 juillet 1841.
Belle Dame,
Je m'en vais vous mander la chose la plus imprévue, la plus étourdissante , la plus ébouriffante; une chose que l'on ne saurait croire à Douai, comment la pourrait-on croire à Tournan? Une chose qui s'est faite Dimanche, et qui ne se serait peut-être pas faite Lundi, une chose
enfin.
Mais pourquoi parodier ici la fameuse lettre de M"* de Sévigné à M. de Coulanges? Je ne veux pas vous faire deviner, ni vous dire : « Jetez-vous votre langue aux chiens ? »
Source : Gallica

Joseph Alfred Bonnomet Gayant, poème humoristique, par Albonnus… (1845)

Vous serez sans doute bien aise d'apprendre, belle dame, le jugement d'un professeur sur Gayant. « Voulez-vous que je vous dise ce que je pense du poème humoristique ? » écrivait hier M. Alfred B.... à quelqu'un qui m'a montré le billet. « Je vous le dirai en deux mots , comme le frère quêteur du bac d'Auteuil : » Hum ! hum ! Ne trouvezvous pas, belle dame , que c'est critiquer d'une manière heureuse un ouvrage où l'ordre est dans le désordre, où l'art consiste à se moquer de l'art, où l'on n'arrive à l'esprit qu'ençfrisant la bêtise , où le mal est l'assaisonnement du bien ?
Source : Gallica

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