Résumé

La question ouvrière. Discours prononcé au Banquet royaliste de Lille… (1880)

Les classes ouvrières sont arrivées en ce siècle à la pleine possession de la vie politique; jamais leur rôle n'a été aussi considérable, et on a été jusqu'à dire cette parole : « Ce siècle, s'appellera LE SIÈCLE DES OUVRIERS ». Mais, en même temps, que la puissance politique des ouvriers nous avons vu naître ce que l'on appelle la question ouvrière, ce que l'on peut appeler la « question du malaise ouvrier, » question qui doit nous préoccuper tout aussi bien comme royalistes que comme chrétiens et comme patriotes.
Source : Gallica

La question ouvrière. Discours prononcé au Banquet royaliste de Lille… (1880)

Oui, la Royauté a le droit de se dire la réforme, parce qu'elle seule peut réformer sans bouleverser et sans détruire ; par elle, lé progrès n'est pas la révolution. Assurée dès longs avenirs, elle peut tenter les entreprises qui exigent le concours du temps ; comme elle ne dépend pas du caprice populaire, elle peut aller au peuple sans amoindrir sa dignité et sa force. A l'ombre de ce pouvoir fort et incontesté dont les racines plongent au plus profond de notre histoire nationale, sur le sol qu'il abrite et qu'il affermit, là liberté peut croître sans danger et fleurir sans orages.
Source : Gallica

La question ouvrière. Discours prononcé au Banquet royaliste de Lille… (1880)

Je nie trompe ; ils ont fait autre chose encore à ce peuple qui souffre et qui désespère, ils lui enlèvent ses véritables amis et ses consolateurs ; ils s'acharnent à éloigner de lui ces saintes femmes, ces hommes admirablés, qui soulageaient ces misères, qui lui enseignaient la résignation et l'espérance ! Et, pendant ce temps, le gouffre qu'on cherche à ne pas voir se creuse plus profondément : la question cléricale s'use et la question sociale reparaît de plus en plus menaçante.
Source : Gallica

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