Résumé

Lamartine et la république, par J. M. M.… (1848)

Les hommes de génie, dans les arts, devraient être plus jaloux de leur gloire. Ravis en elle, comme le soleil au milieu de ses rayons, l'isolement leur conviendrait plutôt qu'un contact quotidien avec le vulgaire. « Le monde ne doit entendre d'eux que leur voix (Lamartine) . » C'est pour eux surtout que la familiarité amène , sinon le mépris, au moins l'indifférence. Les dieux toujours se sont cachés aux mortels, et le mystère dont ils ont su s'environner n'a pas peu contribué au respect, aux hommages que la foule apportait à leurs pieds.
Source : Gallica

Lamartine et la république, par J. M. M.… (1848)

Oui, pour nous, jeune homme dont l'âme est ardente et le coeur généreux, dont toutes les aspirations sont nobles et pures ; pour nous, qui voudrions assister à tout ce qui se fait de grand et de beau dans ce monde pour l'admirer à deux genoux , la République, au dix-neuvième siècle , devait être le champ fécond où devaient briller tous les genres de gloire, se perfectionner tous les arts, s'épanouir toutes les libertés.
Et maintenant, nous sommes déçu! Quelques ambitieux nous ont trompé ! ils ont dissipé nos rêves, fait évanouir nos espérances , et nous ont fait regretter nos voeux !
Source : Gallica

Lamartine et la république, par J. M. M.… (1848)

C'est cette même gloire que nous attendions pour Lamartine. Poète aimé des poètes et adoré des femmes , historien du premier ordre, homme bientôt reconnu pour le grand génie du siècle par tout l'univers , sa gloire était aussi pure que ses vers étaient beaux, et grandissait chaque jour ; mais, dès qu'il eut abordé la politique, il cessa de monter dans l'opinion, bientôt même il descendit, et, quoique par instant il y ait été brillant et magnifique, la politique, loin de lui fournir un contingent de gloire, a terni son passé et bien aventuré son avenir.
Source : Gallica

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