Résumé

Le combat du 1er décembre 1870 à Autun… (1886)

C'était sans doute pour prendre les mesures que nécessitait la perspective d'une nouvelle attaque; et pourtant, pendant cette longue nuit, alors que le bruit sinistre du canon retentissait encore à toutes les oreilles, et que chez tous l'angoisse était profonde, aucun ; préparatif de défense ne se fit pour parer à l'éventualité d'une attaque que tous craignaient à juste titre. On ne prit pas même soin de se rendre compte de ce que devenait l'ennemi ; aussi les Allemands couchèrent-ils à la porte d'Autun avec un sans-gêne incroyable, se préparant à entrer le lendemain dans la ville.
Source : Gallica

Le combat du 1er décembre 1870 à Autun… (1886)

Lorsque les deux corps en désordre et suivant toutes les directions, rentrèrent à Autun dans la soirée du 30 novembre, rien n'était prêt pour les recevoir et ce fut un spectacle navrant de voir ces soldats effrayés, exténués de faim et de fatigue, s'arrêter au premier endroit, sur les escaliers, se coucher sur la terre gelée, sur des dalles froides.
Source : Gallica

Le combat du 1er décembre 1870 à Autun… (1886)

On vit alors qu'il n'est pas facile d'improviser .un général d'armées et de faire comme le prétendait Crémieux « n'importe qui, avec n'importe quoi. » Il fallait une main énergique pour rassembler tous ces différents corps épars, un coup d'œil sûr pour juger que nos positions pouvaient résister longtemps encore à une attaque même plus vive et plus serrée, il n'y eut, hélas ! qu'une coupable inertie et une ignorance complète de la stratégie.
Toute l'armée alors, se mit en déroute et rejoignit Autun après
trois jours de marches forcées, dans le plus grand désordre.
Source : Gallica

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