Résumé

Martin Berlioux Panégyrique de saint Ignace de Loyola… (1879)

Aux yeux de la foi, Ignace est plus grand sur sa couche de douleur, sous la main du prêtre qui le bénit et l'absout, que sur le champ de bataille. Vainqueur, il eût tout sacrifié à la gloire humaine; vaincu, il sacrifie tout à la gloire de Dieu ; vainqueur, il eût été grand; vaincu, il est sublime.
Admirable attention de la divine Providence ! quand une âme glisse rapidement sur la pente des passions et va s'ensevelir dans l'abîme, elle jette sur ses épaules une pesante croix qui l'arrête, la force à réfléchir, à pleurer, à bénir la main qui ne frappe que pour guérir.
Source : Gallica

Martin Berlioux Panégyrique de saint Ignace de Loyola… (1879)

Sentiment de reconnaissance envers Dieu, qui, à tous les moments critiques de l'Eglise, suscite des hommes capables d'égaler les secours aux périls.
Oui, remercions la Providence de nous avoir donné Ignace de Loyola, ce glorieux émule des Bruno, des Dominique, des François d'Assise ; cet illustre fondateur de la plus importante Congrégation des temps modernes.
Sentiment d'imitation. Que la belle devise qui résume toute la vie de Loyola soit aussi la nôtre : Tout pour la plus grande gloire de Dieu, ad majorem Dei gloriam.
Source : Gallica

Martin Berlioux Panégyrique de saint Ignace de Loyola… (1879)

Lorsque Dieu choisit un homme pour en faire l'instrument de ses desseins, il a coutume de le conduire dans la solitude pour lui parler au cœur. C'est là, dans ce commerce surnaturel, dans ce colloque intime de l'âme avec Dieu, que l'esprit s'illumine, que le caractère se retrempe,
que l'homme tout entier reçoit cet élan vigoureux qui décide de son avenir.
Ignace resta dix mois à cette école souterraine, où Dieu lui-même s'était fait son maître et son instituteur, et lui avait enseigné des choses ineffables.
Source : Gallica

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