Martin Berlioux, Panégyrique de saint Ignace de Loyola… (1879)
“ Aux yeux de la foi, Ignace est plus grand sur sa couche de douleur, sous la main du prêtre qui le bénit et l'absout, que sur le champ de bataille. Vainqueur, il eût tout sacrifié à la gloire humaine; vaincu, il sacrifie tout à la gloire de Dieu ; vainqueur, il eût été grand; vaincu, il est sublime. Admirable attention de la divine Providence ! quand une âme glisse rapidement sur la pente des passions et va s'ensevelir dans l'abîme, elle jette sur ses épaules une pesante croix qui l'arrête, la force à réfléchir, à pleurer, à bénir la main qui ne frappe que pour guérir. ”
