Martin Berlioux Oeuvre des écoles d'Orient. Discours prononcé dans la cathédrale de Grenoble… (1876)

Constantinople, la ville qui porte le nom du premier empereur chrétien, et qu'avait évangélisée le zèle d'un saint Jean-Chrysostôme !
Je vois d'ici, à travers la distance, je vois là-bas le farouche colosse delà Mecque, assis sur le tombeau du Christ, le coude appuyé sur l'Asie, un pied sur l'Europe, le regard fixé sur l'Occident, comme une menace immobile; et je l'entends s'écrier, dans son délire impie : « Il n'y a pas d'autre dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète. »
Source : Gallica

Martin Berlioux Panégyrique de saint Ignace de Loyola… (1879)

Aux yeux de la foi, Ignace est plus grand sur sa couche de douleur, sous la main du prêtre qui le bénit et l'absout, que sur le champ de bataille. Vainqueur, il eût tout sacrifié à la gloire humaine; vaincu, il sacrifie tout à la gloire de Dieu ; vainqueur, il eût été grand; vaincu, il est sublime.
Admirable attention de la divine Providence ! quand une âme glisse rapidement sur la pente des passions et va s'ensevelir dans l'abîme, elle jette sur ses épaules une pesante croix qui l'arrête, la force à réfléchir, à pleurer, à bénir la main qui ne frappe que pour guérir.
Source : Gallica

Martin Berlioux Oeuvre des écoles d'Orient. Discours prononcé dans la cathédrale de Grenoble… (1876)

Quoi donc ! les ennemis de la foi prodiguent l'or et l'argent pour propager l'erreur et le mensonge, et nous liarderions, quand il s'agit de défendre la vérité et de sauver des âmes! Ce que font pour le mal tant de démolisseurs, nous ne le ferions pas pour le bien? Enfants de la lumière, serions-nous moins généreux que les enfants des ténèbres?
Donnez, au nom de la reconnaissance. Ne devez-vous rien à l'Orient, qui vous a prodigué la foi, la civilisation, la science et les arts? à l'Orient, qui vous a donné un Sauveur, une Mère, une armée de Martyrs, de Docteurs et de Saints ?
Source : Gallica

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