Maurice Thellier de Poncheville

Résumé

Maurice Thellier de Poncheville,  Un bagne allemand dans le Nord de la France (1918)

“ C'était vraiment le bagne. Les prisonniers se levaient à 3 h. 1/2 du matin en plein hiver, et travaillaient jusqu'à 8 heures du soir, sans avoir le droit de se reposer un seul instant sur leur paillasse, même le dimanche, sans pouvoir adresser la parole à leurs voisins, sous peine d'aller au cabanon.
La plupart des prisonniers travaillaient debout. Quand l'un d'eux tombait en syncope, d'épuisement ou de faiblesse, on poussait son corps dans un coin, en attendant ou qu'il
meure pour l'emporter, ou qu'il revienne à lui pour l'obliger à reprendre le travail, toujours debout.
”
Source : Gallica

Maurice Thellier de Poncheville,  Un bagne allemand dans le Nord de la France (1918)

“ Presque tous les prisonniers tombèrent bientôt malades ; la dysenterie, la fièvre, les jambes enflées étaient-notre lot commun. Il n'y avait que dix places à l'infirmerie et il fallait souvent attendre qu'un malade mourut pour y entrer.
La nourriture y était la même que celle des prisonniers.
Ceux qui n'étaient plus en état de la supporter en étaient réduits à mourir de faim.
”
Source : Gallica

Maurice Thellier de Poncheville,  Un bagne allemand dans le Nord de la France (1918)

“ Un moribond n'attirait pas davantage l'attention du médecin qui venait parfois nous voir, mais qui n'osait jamais nous approcher de crainte d'attraper la vermine dont nous étions couverts. On refusait de faire passer à la désinfection les réformés qui arrivaient de Sedan, remplis de poux, et mes protestations et leurs plaintes faisaient ricaner le caporal de garde. ”
Source : Gallica

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