Résumé

Nonce Rocca Lettre à M. Léon Gambetta, député républicain au Corps législatif de l'empire… (1870)

Aussi la France, fatiguée de toutes ces compétitions qui ont dérivé de toutes parts ses forces vives, ses généreux élans, le meilleur de son génie, de son activité, de sa confiance et de son long espoir, la France les comprend enfin et les juge. Elle ne veut plus être, elle n'est plus la proie de personne. Elle refuse de se livrer sans conditions à n'importe qui, à n'importe quoi. Elle n'est la chose ni d'un parti, ni d'une famille, ni d'un homme. Elle s'appartient, elle se possède, elle se donne dans sa liberté, mais ne s'aliène jamais elle-même.
Source : Gallica

Nonce Rocca Lettre à M. Léon Gambetta, député républicain au Corps législatif de l'empire… (1870)

Cette loi ne saurait avoir d'autorité ni même de sens, si elle n'est qu'une abstraction, une sorte de catégorie idéale, n'existant que dans la conception de l'homme. Si celui-ci ne relève que de lui-même, il confondra invinciblement la liberté avec le droit absolu d'agir, partout et toujours, d'après les suggestions d'un égoïsme que la peur seule serait capable d'arrêter, et qui, par suite, pour se garantir et se satisfaire, aspirera par-dessus tout, à posséder et à concentrer en ses mains cette force dont vous ne voulez pas.
Source : Gallica

Nonce Rocca Lettre à M. Léon Gambetta, député républicain au Corps législatif de l'empire… (1870)

Monsieur, vous avez voulu éviter l'ombre même d'une allusion religieuse, qui vous aurait compromis aux yeux de cette noble jeunesse, à laquelle on n'oserait affirmer en face que la liberté de croire est le premier corollaire de la liberté de conscience. Vous avez donc enveloppé dans une obscure périphrase hégélienne l'affirmation d'un fait qui, pour n'être pas absurde, et pour que l'humanité l'accepte comme supérieur, a besoin d'être surnaturel et divin.
Source : Gallica

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