Résumé

Pierre Biston Le Général Parchappe, député de la Marne… (1867)

La tradition nous apprend aussi que la famille Parchappe rendit au bon Henri un service d'une autre nature, et cela est vraisemblable, lorsqu'on sait que la guerre était à cette époque souvent arrêtée faute d'argent, et que le roi lui-même, manquant un jour du nécessaire, écrivait à Sully : « Je n'ai pas quasi un cheval sur lequel je puisse combattre, ni un harnois complet que je puisse endosser; mes chemises sont toutes déchirées, mes pourpoints troués au coude, ma marmite est souvent renversée et depuis deux jours je dîne et soupe chez les uns et chez les autres. »
Source : Gallica

Pierre Biston Le Général Parchappe, député de la Marne… (1867)

Le général Parchappe est mort à Paris, le 4 janvier 1866 : ce digne enfant de la Champagne portait noblement un des noms historiques de notre ancienne province, et ce nom d'une vieille race française n'a jamais emprunté son éclat aux richesses, mais bien à des services civils ou militaires rendus à la France.
Notre loyal et regrettable député disait souvent et avec une sorte d'orgueil : « Les Parchappe ont toujours été. pauvres, » et ces paroles honorent celui qui les a prononcées au milieu d'une société où les intérêts matériels et la fortune tiennent une si grande place.
Source : Gallica

Pierre Biston Le Général Parchappe, député de la Marne… (1867)

Pour ce que je ne suis poinct vain, je ne vous diray point qui y a bien faict ; vous l'apprendrés à vostre venue par ceulx qui y estoient. Mais bien vous assureray-je, mon cousin, qu'avant que partir du lieu où je les ay chargez, je n'en ay bougé tant qu'il y en a eu un seul en vie, de façon qu'il ne s'est saulvé qu'un lacquais, monté sur le cheval du dict lieutenant-collonnel, et douze soldats, qui ont chacun quatre ou cinq coups d'espée au travers du corps.
Source : Gallica

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