Pierre Biston Comment on respecte la liberté d'écrire en France… (1871)

VIndépendant Rémois faisait plus encore : il me diffamait indignement, et excitait contre moi les passions du public, lorsqu'il avançait que l'administration payait les frais de ma nouvelle brochure.
Je ne crois pas qu'il soit possible de faire une
injure plus grave à un écrivain indépendant, et qui a tout sacrifié à ses convictions politiques, que de le représenter comme capable de livrer sa plume à une autorité quelconque, et de recevoir le prix d'une honteuse complaisance.
Source : Gallica

Pierre Biston Le Général Parchappe, député de la Marne… (1867)

La tradition nous apprend aussi que la famille Parchappe rendit au bon Henri un service d'une autre nature, et cela est vraisemblable, lorsqu'on sait que la guerre était à cette époque souvent arrêtée faute d'argent, et que le roi lui-même, manquant un jour du nécessaire, écrivait à Sully : « Je n'ai pas quasi un cheval sur lequel je puisse combattre, ni un harnois complet que je puisse endosser; mes chemises sont toutes déchirées, mes pourpoints troués au coude, ma marmite est souvent renversée et depuis deux jours je dîne et soupe chez les uns et chez les autres. »
Source : Gallica

Pierre Biston Une protestation contre l'inobservation des lois (1876)

L'autorité doit réprimer toutes les atteintes portées à l'ordre public ; elle doit faire exécuter les lois qui protégent la fortune et la sécurité des citoyens, et si elle manque à ce double devoir, si elle ne remplit pas sa haute mission, et qui consiste, je le répète, à maintenir tous les droits et à veiller à tous les intérêts, elle est évidemment responsable du préjudice qu'elle a causé par sa faute.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature