Résumé

Pierre Lardier Naissance d'un monstre nosencéphalien… (1886)

Je ne fus pas peu surpris de trouver un fœtus qui me semblait de petit volume et qui s'ébattait sans contrainte dans cette énorme poche de liquide. Je sentis très facilement un pied, puis l'autre; je les saisis, l'un d'eux m'échappa, mais devant la petitesse de l'enfant, je pensai que je terminerais facilement l'accouchement, même en n'attirant d'abord au dehors qu'un seul des deux membres inférieurs. J'amenai très facilement ce membre au milieu d'un nouveau jet de liquide, dont la quantité me semblait phénoménale. C'est le seul mot qui puisse rendre exactement ma pensée.
Source : Gallica

Pierre Lardier Naissance d'un monstre nosencéphalien… (1886)

Malgré ces quelques divergences avec la description classique de Geoffroy Saint-Hilaire, l'observation qu'on vient de lire ne fait que confirmer l'assertion par laquelle il termine les considérations développées au sujet des monstres nosencéphaliens, quand il dit que la nonviabilité de ces monstres, « c'est-à-dire l'impossibilité qu'ils vivent au « delà d'un terme très rapproché de leur naissance est aussi certaine « que possible, et la nier, ce serait véritablement renverser toutes « les règles du raisonnement et de la critique scientifique* ».
Source : Gallica

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