Résumé

Élie Berger Les lettres closes de Saint-Omer

Doit-on conclure de ce fait que, dès Philippe le Long, les lettres closes écrites au nom du roi ont revêtu la forme que nous leur connaissons pour l’époque de Jean le Bon et de Charles V ? Cela n’est pas impossible, quoiqu’à vrai dire l’absence de documents originaux laisse subsister l’incertitude. Il est vrai que, dans les registres du Trésor des chartes, la formule : « De par le roy, » n’a pas été transcrite en tête des lettres closes expédiées au nom de Philippe le Bel, mais rien ne dit que ce mode de rédaction n’ait pas été en usage quelques années plus tard.
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Élie Berger Les lettres closes de Saint-Omer

LETTRES CLOSES DE SAINT-OMER
Les lettres closes de la comtesse Mahaut d’Artois et de diverses autres personnes que M. l’abbé Bled a retrouvées, il y a quelque temps, aux archives municipales de Saint-Omer, présentent un intérêt historique sur lequel nous n’avons pas à insister [1] . Ces précieux documents sont aujourd’hui publiés ; on peut les étudier à loisir, d’autant mieux que leur éditeur a pris soin de placer, en tête de ses textes, un mémoire qui en donne la substance.
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Élie Berger Les lettres closes de Saint-Omer

Il a fait mieux ; avec un soin digne d’éloges, il a gardé par-devers lui, sous forme de minutes ou de copies, les lettres qu’il adressait au roi et à la comtesse d’Artois [21] ; or, la plupart de ces minutes, et d’autres encore [22] , sont d’une écriture aussi élégante qu’originale, qu’on ne peut confondre avec aucune autre, et il n’existe pas le moindre doute sur l’identité de cette écriture avec celle des notes tracées par Jean Bon-Enfant au verso des pièces.
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