Philippe le Long

Définition et enjeux

Portrait de Paul Lacroix Paul Lacroix Histoire de France depuis les temps les plus reculés jusqu'à la révolution de 1789… (1863)

Philippe le Long, ainsi appelé à cause de sa taille haute et déliée, n'avait que vingt-trois ans quand il parvint au trône. C'était celui des trois frères qui avait repris son épouse, confondue avec ses belles-soeurs dans une accusation d'adultère. Il vécut bien avec elle.
Il est difficile de donner de l'intérêt à un règne sans guerres et sans intrigues : néanmoins celui de Philippe le Long, quoique dénué de ces soutiens de l'histoire, peut encore attacher le lecteur.
Source : Gallica

Ambroise Rendu Cours d'histoire et de géographie… (1840-1841)

Enfin, Philippe le Long s'occupait d'établir l'uniformité des monnaies, des poids et des mesures, lorsque la mort le surprit. Les bienfaits de son administration le feraient ranger parmi nos meilleurs rois, s'il n'avait autorisé, à la sollicitation du pape Jean XXII, de sanglantes persécutions contre les Juifs, les lépreux et les pastoureaux répandus dans le midi de la France. Une foule de personnes accusées d'hérésie et de sorcellerie furent victimes de ces cruelles exécutions, qui renouvelèrent ainsi dans cette partie de la France tous les désastres de la déplorable guerre des Albigeois.
Source : Gallica

Ferdinand de Guilhermy Monographie de l'église royale de Saint-Denis… (1848)

Philippe le Long n'est pas entièrement imberbe , comme son père et ses frères ; une petite touffe de poils a été laissée vers le milieu de chacune de ses joues. Ce roi mourut le 3 juin 1322, à l'abbaye de Longchamp, laissant son corps à Saint-Denis, son coeur aux Cordeliers, ses entrailles aux Jacobins. Pendant sa maladie , les religieux de Saint-Denis étaient allés processionnellement et nu-pieds lui faire toucher les saintes reliques; un moment on le crut guéri, mais il retomba dans son mal.
Source : Gallica

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