Émile Vaïsse-Cibiel, Le docteur Rolland : nécrologie (1858)
“ « Je le savais... il le devait. » Ainsi, au lit de mort, dans cet intervalle ténébreux où l'homme appartient moitié à Dieu, moitié au monde, celui-ci n'a pas douté de son ami, il n'a pas cru qu'une autre main que celle de son vieux camarade dût lui fermer les yeux. Le contrat de l'amitié a été tenu des deux parts jusqu'aux confins de la tombe. Dés 1814, le jeune Rolland, étudiant à notre Ecole de Médecine, relevait et pansait les blessés sur le champ de bataille de Toulouse, pendant la sanglante journée du 10 avril. C'était un beau prélude à la carrière du chirurgien. ”
