Émile Vaïsse-Cibiel

Résumé

Émile Vaïsse-Cibiel Le docteur Rolland : nécrologie (1858)

« Je le savais... il le devait. » Ainsi, au lit de mort, dans cet intervalle ténébreux où l'homme appartient moitié à Dieu, moitié au monde, celui-ci n'a pas douté de son ami, il n'a pas cru qu'une autre main que celle de son vieux camarade dût lui fermer les yeux. Le contrat de l'amitié a été tenu des deux parts jusqu'aux confins de la tombe.
Dés 1814, le jeune Rolland, étudiant à notre Ecole de Médecine, relevait et pansait les blessés sur le champ de bataille de Toulouse, pendant la sanglante journée du 10 avril. C'était un beau prélude à
la carrière du chirurgien.
Source : Gallica

Émile Vaïsse-Cibiel Le docteur Rolland : nécrologie (1858)

Instruit par ses propres souffrances, — car sa santé l'inquiéta presque toujours, — à ménager l'impressionnabilité des malades, il gardait visà-vis d'eux une mesure et des précautions infinies. Il savait que le médecin est un juge et parfois un juge terrible ; qu'une parole imprudente , échappée de sa bouche, peut démoraliser le malade et par là précipiter sa perte.
Source : Gallica

Émile Vaïsse-Cibiel Le docteur Rolland : nécrologie (1858)

M.- Louis Rolland j né à Toulouse en 1796, avait gardé jusqu'à ses derniers jours nos qualités natives du Midi ; il avait le franc bouquet du terroir, qu'on nous passe le mot: caractère ouvert, figure souriante , esprit fin et caustique, humeur douce et enjouée ; qualités, en somme, qui constituent le tempérament de la bonté. Nous n'avons pas connu de professeur plus aimé de ses élèves ; nous n'avons pas rencontré d'ami plus fidèle à ses amis et plus sûr d'eux à son tour.
Source : Gallica

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