Louis-Alexandre de Saint-Germain

Résumé

Louis-Alexandre de Saint-Germain Éloge de Demarquay... par M. de Saint-Germain… (1878)

Exemple frappant de ce que peuvent la ténacité et le travail, servis par de puissants organes régis par une volonté de fer, Demarquay s'est frayé péniblement, comme le bœuf trace son sillon, un chemin dans la vie, sans se laisser séduire par les fleurs de la prairie ni arrêter par les ronces du chemin. Quand il a eu franchi les premiers obstacles, la fortune, jusque-là si marâtre, se prend d'amitié pour cet audacieux. Elle fait de lui son enfant gâté, et, ne lui refusant rien, lui souffle l'ambition d'arriver à tout.
Source : Gallica

Louis-Alexandre de Saint-Germain Éloge de Demarquay... par M. de Saint-Germain… (1878)

Ce don tout naturel chez lui et qui avait pour base une bienveillance innée souvent poussée à l'extrême, séduisait au plus haut point; aussi ses malades devenaient-ils souvent ses amis, et cherchaient-ils à continuer les relations si passagères le plus souvent entre le chirurgien et l'opéré. Conscient de la sympathie qu'il inspirait et qui s'exerçait plutôt sur les personnes étrangères à la médecine que sur ses confrères, Demarquay, le soir venu, aimait à fréquenter le monde, soit qu'il voulut ainsi se reposer d'une journée de labeurs, soit qu'il sentit péniblement l'isolement de la solitude
Source : Gallica

Louis-Alexandre de Saint-Germain Éloge de Demarquay... par M. de Saint-Germain… (1878)

Là est sa faute , car le souffle lui manque et les déceptions arrivent. Son moral s'altère; une sombre tristesse s'empare de lui ; il ne fréquente plus ses amis et trouve en rentrant chez lui son foyer bien seul et bien froid. Il lit alors et relit une lettre qui ne le quitte pas et que l'on trouvera sur lui après sa mort; c'est une lettre que lui a adressée son ami le plus cher dans une circonstance où Demarquay, voulant se marier, croyait avoir trouvé une femme suivant son cœur.
Source : Gallica

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