Résumé

Œuvre de Tchoang-tzeu/Chapitre 31…

Ne pas vénérer un vieillard, c’est manquer aux rites. Ne pas honorer un Sage, c’est manquer de jugement. Ne pas s’incliner devant la vertu qui rayonne dans un autre, c’est se faire tort à soi-même. Retiens cela, butor !... Et si cela est vrai de toute vertu, combien plus est-ce vrai de la science du Principe, par lequel tout ce qui est subsiste, dont la connaissance est vie et l’ignorance mort. Se conformer au Principe donne le succès, s’opposer à lui c’est la ruine certaine. C’est le devoir du Sage d’honorer la science du Principe partout où il la rencontre.
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Œuvre de Tchoang-tzeu/Chapitre 31…

Croyez-moi, du jour où vous ne vous occuperez plus que de vous-même, et vous appliquerez à cultiver votre fonds naturel ; du jour où, rendant aux autres ce qui leur revient, vous les laisserez tranquilles ; de ce jour, vous n’aurez plus aucun ennui. C’est en fermant les yeux sur vous-même, et en les ouvrant trop sur les autres, que vous vous attirez tous vos malheurs. — D. Tout déconfit, Confucius demanda : Qu’est-ce que mon fonds naturel ? — Le fonds naturel, dit le vieillard, c’est la simplicité, la sincérité, la droiture que chacun apporte en naissant. Cela seul influence les hommes.
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Œuvre de Tchoang-tzeu/Chapitre 31…

Ces sentiments sont spontanés et n’ont rien d’artificiel, tandis que les rites dans lesquels vous prétendez enserrer tous les actes de la vie sont une comédie factice. Le fonds naturel, c’est la part que chaque homme a reçu de la nature universelle. Son dictamen est invariable. Il est l’unique règle de conduite du Sage, qui méprise toute influence humaine. Les imbéciles font tout l’inverse.
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