Résumé

Œuvre de Tchoang-tzeu/Chapitre 25…

Quand on dit maintenant le Principe, ce terme ne désigne plus l’être solitaire, tel qu’il fut au temps primordial ; il désigne l’être qui existe dans tous les êtres, norme universelle qui préside à l’évolution cosmique. La nature du Principe, la nature de l’Être, sont incompréhensibles et ineffables. Seul le limité peut se comprendre et s’exprimer. Le Principe agissant comme le pôle, comme l’axe, de l’universalité des êtres, disons de lui seulement qu’il est le pôle, qu’il est l’axe de l’évolution universelle, sans tenter ni de comprendre ni d’expliquer.
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Œuvre de Tchoang-tzeu/Chapitre 25…

Ainsi en arrive-t-il à tout homme qui s’attache aux êtres en détail, qui cherche autre chose que la science confuse du Principe. Les êtres deviennent, c’est un fait ; mais la racine de ce devenir est invisible. De sa fausse science de détail, le vulgaire tire des conséquences erronées ; tandis que, s’il partait de son ignorance, il pourrait arriver à la vraie science, celle du Principe, de l’absolu, origine de tout.
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Œuvre de Tchoang-tzeu/Chapitre 25…

C. Quand, après une longue absence, un homme est revenu dans sa patrie, il éprouve un sentiment de satisfaction, que ni la vue des tombes qui se sont multipliées, ni les ruines que la végétation envahit, ni la disparition des neuf dixièmes de ses connaissances, ne peuvent altérer. C’est qu’il revoit en esprit ce qui fut jadis, abstrayant de ce qui est. C’est qu’il s’élève haut au-dessus des circonstances actuelles. — Ainsi fait le Sage, impassible parmi les vicissitudes du monde, contemplant en elles la nature inaltérable.
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