Amédée Caminade

Élements biographiques

Amédée Caminade Guérison de Mlle Mathilde Caminade… (1866)

Le lendemain matin 18 avril, à huit heures, la petite malade, toujours calme, toujours inerte, couverte de quelques vêtements dont on l'habille à grand'peine, est amenée à la chapelle de Saint-Lazare, dont la foule encombre l'intérieur et les abords, et déposée sur un lit préparé dans une des nefs latérales près de l'autel de Saint-Joseph. A ses côtés se tiennent sa tante, ma fille aînée, une sœur tourière de la Visitation qui accompagne cette dernière et moi. Nous assistons au saint sacrifice, et nous avons le bonheur d'y communier en même temps que notre malade.
Source : Gallica

Amédée Caminade Guérison de Mlle Mathilde Caminade… (1866)

« Si tu es guérie, dit-il, viens m'embrasser. » Mathilde se lève d'elle-même, descend simplement du lit, fait un pas vers son oncle et l'étreint de ses deux bras.
Elle raconte alors que, parvenue près de la châsse, elle a senti quelque chose se détendre dans son cou.
Je commence à voir, à comprendre ; nous pleurons tous, excepté mes filles; la plus jeune ignorait trop complétement la gravité de son état pour comprendre notre joie, notre surprise ; l'aînée, que rien n'a semblé émouvoir, à toutes nos questions répond : « Je le savais. »
Source : Gallica

Amédée Caminade Guérison de Mlle Mathilde Caminade… (1866)

Mathilde bien des neuvaines. Nous en recommençons une nouvelle et qui m'inspire beaucoup de confiance. C'est en ce moment que l'on invôque tout spécialement saint Vincent de Paul à l'occasion de la translation de ses reliques à Paris, et chaque année des miracles se produisent près de sa châsse. Cette année ils sont très-nombreux et éclatants. On m'en a parlé; j'en ai parlé moi-même au couvent, et l'on m'a beaucoup encouragée dans l'idée que j'avais de porter notre petite malade près des reliques, pour obtenir sa guérison.
Source : Gallica

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