Charles-Émile Poisot

Élements biographiques

Charles-Émile Poisot Notice biographique sur Jean-Philippe Rameau… (1864)

Campra, compositeur distingué, qui d'abord avait fait de l'opposition contre le nouveau venu, en compagnie de Colasse, Desmarets, de Blamont, Mouret et autres, vint dire au prince de Conti, après la première représentation d'Hippolyte : « Monseigneur, il y a assez de musique dans cet opéra pour en faire dix ; cet homme nous éclipsera tous. »
Le mot de Campra se vérifia : jusqu'à sa mort, jusqu'au début de Gluck, Rameau tint le sceptre incontesté de l'Opéra français.
Source : Gallica

Charles-Émile Poisot Notice biographique sur Jean-Philippe Rameau… (1864)

Rameau représente donc tout l'Art Musical Français au 18e siècle. « Son système, dit M. Fétis (Esquisse de l'Histoire de l'Harmonie, Gazette musicale, année 1840, page 338) , est l'ouvrage d'un homme supérieur et sera toujours signalé dans l'histoire de l'art comme une création du génie. La considération du renversement des accords, qui lui appartient, est une idée générale qui s'applique à toute bonne théorie et qu'on peut considérer comme le premier fondement de la science. »
Source : Gallica

Charles-Émile Poisot Notice biographique sur Jean-Philippe Rameau… (1864)

Il y écrivit plusieurs cantates, des motets, des pièces d'orgue et de clavecin, et le célèbre Traité de l'Harmonie, qui devait être un de ses plus beaux titres de gloire. Muni de ce précieux bagage, le grand artiste résilie son engagement avec le Chapitre de Clermont , pour aller se fixer à Paris, seule résidence digne de son talent.
Source : Gallica

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