P. Coulombeix-Dumaine

Élements biographiques

P. Coulombeix-Dumaine Un premier chant sur l'art de moraliser… (1828)

Muse, toi qui parfois errante et vagabonde, Te plais à voyager dans le vague du monde, Arrête quelque peu ton essor trop fougueux, Et dis-nous par quel art l'homme peut être heureux.
Déjà je crois entendre à peu près ton langage : Pour être heureux, dis-tu, l'homme doit être sage.
Tu dis vrai, mais, hélas! comment l'entendons-nous ?
Malgré ce bon précepte, on compte tant de fous.
Muse, dis-moi pourquoi? Serait-ce que le vice Aurait assujetti l'homme à son vil caprice ?
Serait-ce que les noms de vertu, de candeur, Auraient perdu leurs droits sur l'empire du cœur?
Source : Gallica

P. Coulombeix-Dumaine Un premier chant sur l'art de moraliser… (1828)

Le pauvre n'est pour toi qu'un objet de mépris, Mais songe qu'envers Dieu ce pauvre aura son prix, Et que tous deux, un jour, pesés dans sa balance, Il pourra l'emporter en sainte récompense.
Non, ce n'est pas l'orgueil qui conduit dans le ciel; L'orgueil n'est point un bien, il n'est qu'un mal réel.
Celui qui va pliant au joug de son empire Ne peut qu'en s'égarant tomber de mal en pire.
Dans nos plus grands projets il nous fait décevoir,
Avec lui naît l'oubli de tout bien, tout devoir.
Source : Gallica

P. Coulombeix-Dumaine Un premier chant sur l'art de moraliser… (1828)

Montre-toi toujours fier d'en imposer au vice : Sois chaste par motif, sois sobre par besoin, Et de l'oeuvre du bien fais ton unique soin.
De la religion révère les mystères ; Crois en un Dieu puissant, le créateur des sphères, Et, rempli de l'espoir de l'approcher un jour, Consacre ton travail à son ardent amour.
Alcidor, si tu veux vivre et mourir en sage, Fais du teins qui s'enfuit un bien meilleur usage.
Tout riche que tu sois, pour goûter le bonheur, C'est trop peu de ton or, il te faut un bon cœur : Aime tous les humains sans différence aucune, Ne les estime pas par degré de fortune
Source : Gallica

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