P. Coulombeix-Dumaine, Un premier chant sur l'art de moraliser… (1828)
“ Muse, toi qui parfois errante et vagabonde, Te plais à voyager dans le vague du monde, Arrête quelque peu ton essor trop fougueux, Et dis-nous par quel art l'homme peut être heureux. Déjà je crois entendre à peu près ton langage : Pour être heureux, dis-tu, l'homme doit être sage. Tu dis vrai, mais, hélas! comment l'entendons-nous ? Malgré ce bon précepte, on compte tant de fous. Muse, dis-moi pourquoi? Serait-ce que le vice Aurait assujetti l'homme à son vil caprice ? Serait-ce que les noms de vertu, de candeur, Auraient perdu leurs droits sur l'empire du cœur? ”
