Société française de Physique

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Lorsqu’on comprime l’émanation dans du verre de soude, la lumière rappelle la flamme du cyanogène, étant à la fois bleuâtre et rose.
En refroidissant ce gaz à −71°, il devient opaque ; il se solidifie. On remarque un changement de couleur frappant ; l’émanation solidifiée fait que le verre émet un éclat brillant, comme un petit arc électrique, d’un bleu d’acier. À une température plus basse encore, la couleur se change en jaune, et, dans l’air liquide, elle devient rouge orange. Lorsque la température remonte, on voit ces changements de couleur en ordre inverse.
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Mais chaque intervalle de dix divisions de l’échelle, sur laquelle la lumière de la lampe Nernst se réfléchit, en partant du miroir de la balance, correspond à 1 millimètre de pression ; par conséquent, une division de l’échelle enregistre trois millionièmes de milligramme ; il est facile de déchiffrer le dixième d’une division ; on arrive ainsi à 3 dix-millionièmes de milligramme. En réalité, la sensibilité n’est pas si grande ; comme je vous l’ai déjà dit, on peut l’évaluer à 2 ou 3 millionièmes.
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Notre premier but était de découvrir le vrai poids atomique du niton ; pour réussir, nous en avons introduit, dans cinq expériences, des quantités variant entre 0mm3,075 et 0mm3,0566 dans des tubes à densité, comme je vous l’ai déjà décrit. Ce sont les volumes actuellement enlevés des tubes à la pompe ; il va sans dire qu’il était nécessaire de faire des corrections pour les pertes du niton dues à sa décomposition spontanée partielle en des produits solides, et pour la partie qui avait pénétré dans les parois, soit sous sa propre forme, soit sous forme d’hélium.
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