d’Alembert, Daubenton, Diderot, Louis

Élements biographiques

d’Alembert, Daubenton, Diderot, Louis L’Encyclopédie, 1re éd.

On dit qu’on ne doit faire l’opération que lorsque la cataracte est bien mûre : les signes de maturité sont 1°. que la couleur en soit égale en toutes ses parties ; car les cataractes marbrées sont ordinairement caséeuses ; elles n’ont pas une consistance égale dans tous leurs points, ce qui est indiqué par la couleur variée ; ces sortes de cataractes ne sont point assez fermes pour soûtenir l’action de l’aiguille, & se partagent en différentes parties, ce qui rend fort souvent l’opération infructueuse : 2°. que les malades n’apperçoivent plus qu’une foible lueur
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d’Alembert, Daubenton, Diderot, Louis L’Encyclopédie, 1re éd.

Jusques-là la cataracte est appellée imaginaire, parce qu’il n’y a encore à l’œil aucun changement sensible dont d’autres personnes que le malade puissent s’appercevoir. A mesure que la suffusion augmente, la prunelle commence à prendre une couleur de verd de mer, ou quelquefois celle d’un air rempli de brouillards ; & alors la cataracte s’appelle chûte d’eau. Lorsque le mal est arrivé à son plus haut période, & que la matiere est suffisamment coagulée, le malade perd tout-à-fait la vûe ; la prunelle cesse d’être transparente, mais devient blanche ou brune, ou de quelqu’autre couleur
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