Résumé

14 Juillet 1881. Lettre à M. M. les conseillers municipaux de L'isle… (1881)

Laissons les révolutionnaires se dire des hommes de liberté et opprimer en même temps autour d'eux. Ils ne tromperont que ceux qui veulent bien encore être trompés. Soyons, nous, les hommes du devoir; sachons respecter les droits de tous. Mais si, malgré notre loyale attitude, on viole nos droits; si, oubliant le respect que nous professons pour la liberté d'autrui, on porte atteinte à notre liberté, levons la tête et défendons-nous. La liberté se mérite par l'accomplissement des devoirs
Source : Gallica

14 Juillet 1881. Lettre à M. M. les conseillers municipaux de L'isle… (1881)

On dit que vous ne voudriez pas empêcher vos femmes et vos filles de remplir leurs devoirs religieux, d'assister à nos fêtes; et l'on remarque que vous osez empêcher toute une partie de la population de remplir ces mêmes devoirs et de jouir de ces mêmes fêtes. On trouve étonnant que, sachant respecter la liberté de conscience chez vous, dans vos familles, vous traitiez aussi durement cette même liberté quand il s'agit de la commune, c'est-à-dire de la grande famille dont vous devriez être les pères et non pas les maîtres.
Source : Gallica

14 Juillet 1881. Lettre à M. M. les conseillers municipaux de L'isle… (1881)

Beaucoup ont exploité le mot, qui n'avaient pas l'amour de la chose. Liberté pour soi, et non liberté pour tous, telle a toujours été la devise, ou, pour mieux dire, la pratique des hommes de la Révolution ; telle est encore, de nos jours, leur manière de gouverner. Là est le mal. Tant que les passions politiques pousseront les hommes à méconnaître les droits de leurs adversaires, la liberté ne sera pas.
Source : Gallica

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