Résumé

Alexandre Foignet De ce que coûtent les colonies à la France (1832)

La vérité est, nous ne saurions trop le répéter, que la franchise du commerce ne sera profitable à la France, que lorsqu'elle pourra produire et transporter à meilleur marché.
On prétendra peut-être en excepter quelques articles; le vin, par exemple, en soutenant que d'anciennes habitudes en assureront toujours la consommation aux colonies.
Nous répondrons que, même pour cet objet, rien n'est moins certain. Il est difficile de prévoir toutes les conséquences d'un changement de système commercial : son influence sur les hommes et leurs habitudes est incalculable.
Source : Gallica

Alexandre Foignet De ce que coûtent les colonies à la France (1832)

Si la France rompait ses rapports de commerce, de protection et de famille avec ses colonies, il faudrait bien que celles-ci en cherchassent d'autres. Dans ce cas, il est permis de croire qu'une grande partie de ces remises et de ces dépenses, se feraient aux États-Unis ou ailleurs.
Les partisans de la franchise du commerce, soutiennent qu'on en exagère les inconvéniens ; que l'admission des sucres étrangers n'empêchera pas la France de déboucher ses marchandises soit dans les colonies françaises, soit dans celles étrangères ; et que le fret en retour sera toujours le même.
Source : Gallica

Alexandre Foignet De ce que coûtent les colonies à la France (1832)

Soutenir que les côlons sont des Français, qu'ils doivent être traités et protégés comme tels, que les colonies sont des dépendances du territoire national, qui ne peuvent cesser d'en faire partie ; prétendre que sans colonies, il n'y a point de marine militaire; sans marine militaire , point de commerce protégé possible : démontrer que la force de la marine est nécessaire à la défense de la France, prise dans son ensemble; par conséquent nécessaire à sa sûreté , à son indépendance... C'est tenir un langage que l'on ne comprend plus.
Source : Gallica

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