Résumé

Auguste Dubois Les Dépôts en banque : à quoi ont-ils servi autrefois… (1897)

Cette seconde protection était toute idéale, elle consistait dans l'intervention de la monnaie de compte. Expliquons-nous. Le dépôt en Banque permet le compte-courant, car, en principe, un banquier n'ouvre pas de compte-courant à découvert; — le compte-courant permet le virement, le règlement de comptes par un simple jeu d'écritures entre clients d'une même banque (1) . Cette liquidation, les banquiers pouvaient l'opérer en une monnaie idéale et prévenir ainsi, en partie, les perturbations économiques profondes qu'aurait pu causer l'altération de la monnaie réelle.
Source : Gallica

Auguste Dubois Les Dépôts en banque : à quoi ont-ils servi autrefois… (1897)

Le banquier n'a pas le droit de disposer du titre; il a le droit, au contraire, d'employer le numéraire qu'il a reçu en dépôt et, dans cette seconde hypothèse, loin qu'il exige un droit de garde, il sert au contraire un intérêt au déposant. L'utilité, le but que poursuivent les parties, le déposant et le dépositaire, tout à fait divers dans les deux cas, expliquent la différence de nature de ces deux opérations; cette utilité, nous aurons tout à l'heure à la mettre en lumière.
Source : Gallica

Auguste Dubois Les Dépôts en banque : à quoi ont-ils servi autrefois… (1897)

A l'époque où le dépôt en Banque était un dépôt régulier toujours restituable in specie, il était pratiqué dans l'intérêt exclusif du déposant; aussi le banquier exigeait-il une rémunération pour prix de ses services. L'utilité du dépôt consistait principalement dans la sécurité assurée aux capitaux déposés. Et cette sécurité était double. Les capitaux trouvaient chez le banquier un abri matériel contre le vol, les pillages à main armée (au moyen âge) , un refuge en cas d'absence du maître parti à la guerre, en pèlerinage, en voyage, etc.
Source : Gallica

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