Résumé

Auguste Erhard Lettre à MM. les étudiants de Paris… (1869)

On n'invente pas la conscience, on ne la limite point non plus; chacun a la sienne et s'en doit servir. — Etudiez pour donner des lois au monde, et non pour décider s'il en faut ; étudiez pour prévenir les abus, non pour les discuter; étudiez pour fonder. Un ignorant sait bien si une maison est mal bâtie, mais il ne peut dire ce qu'on mettra à la place. C'est le rôle du savant de reconstruise.
On n'arrive à rien avec des paroles, on parvient à tout avec des faits. Vous avez trop longtemps dormi, secouez votre engourdissement et reprenez vos esprits.
Source : Gallica

Auguste Erhard Lettre à MM. les étudiants de Paris… (1869)

Vous êtes la jeunesse du pays, et partant sa force; la nation compte sur vous, si vous comptez sur elle, qu'en adviendra-t-il? Vous vous montrez pleins d'indolence et de scepticisme, vous vivez par vos souvenirs et ne faites rien en deçà; vous admirez la France de 1789, et méprisez la France de 1869 (on le dit du moins) , eh bien ! c'est un tort, le dédain touche de près à l'indifférence, et de l'indifférence au fatalisme il n'y a qu'un pas.
Source : Gallica

Auguste Erhard Lettre à MM. les étudiants de Paris… (1869)

Non, vous n'êtes pas inexpérimentés ; non, vous n'avez pas besoin qu'on dirige votre conscience; chez vous l'instinct a remplacé la science, et le devoir la volupté.
Croyez-vous découvrir la vérité en fouillant des centaines de vieux livres? Croyez-vous reconnaître la justice à l'accoutrement que lui a essayé un Machiavel doublé d'un Médicis?
Source : Gallica

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