Agénor Bardoux,
Un mot sur M. de Fos
(1870)
“ A mesure que ses forces physiques diminuaient, son âme montait; et comme dit Vauvenargues, tôt ou tard on ne jouit que des âmes. Les livres, ces compagnons que le temps ne change pas, ces amis qui restent quand s'envolent avec la santé , les vastes pensées et les longues espérances, les livres qui avaient appris à M. de Fos à bien vivre , l'aidèrent à mourir. Dans ses heures de recueillement, il s'était convaincu que, malgré toutes ses défaillances, l'homme n'est pas une créature misérable , venue au hasard , pour souffrir un instant et s'anéantir à jamais. ”
