Résumé

Biographie de monseigneur le duc d'Orléans… (1842)

La régence du duc de Nemours offre autant de dangers que la régence de la duchesse d'Orléans.
Le duc de Nemours ne possède pas l'amour du peuple et de l'armée , il n'inspire que la défiance; la similitude de son langage avec celui de Bonaparte et sa fierté aristocratique menacent la France d'un retour vers le passé.
La duchesse d'Orléans a du talent et des vertus domestiques, elle est digne de la tutelle de ses enfants, mais sa régence est encore un péril, car elle est allemande et protestante.
Un seul moyen peut sauver la France, l'appel au peuple.
Source : Gallica

Biographie de monseigneur le duc d'Orléans… (1842)

La chambre doit, dit-on, faire une loi sur la régence: eu a-t-elle le droit? Si la souveraineté du peuple n'est pas un vain mot , le droit que se donne la chambre des députés est une usurpation... Pour que Napoléon gouvernât légitimement la France, il a fallu quatre millions de votes. La chambre désignant un régent fera un acte qui surpassera ses pouvoirs. En France, il ne peut y avoir de base solide que pour deux gouvernements, le gouvernement franchement démocratique et le gouvernement légitime.
Source : Gallica

Biographie de monseigneur le duc d'Orléans… (1842)

La réforme électorale, loin d'être un danger, serait une garantie pour le pouvoir. Seulement il faudrait abaisser le cens à chaque législature, et venir ainsi sans secousse jusqu'au vote universel. Malheureusement le pays ne peut rien attendre des élus du monopole, ils poussent la monarchie vers un abîme qu'ils n'apercevront qu'au moment de la chute. Mais alors peut-être les paroles de Lafayette à Charles X bourdonneront à leurs oreilles, et le peuple dira, lui aussi : — Il est trop tard !... Quanta nous, nous désirons le bonheur de la France et nous prions Dieu qu'il éloigne le péril.
Source : Gallica

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