Marc de Beauchamp

Résumé

Marc de Beauchamp Portraits, M. le comte de Paris (1871)

Au contraire, son esprit ayant toujours été à l'abri des passions de tous les partis, le chef de la maison d'Orléans, mieux que personne, est capable aujourd'hui de juger quel gouvernement convient à la France.
C'est à tort aussi qu'on a reproché au comte de Paris « son abord froid.» Ou c'est qu'on ne veut pas dire la vérité, où c'est qu'on n'a jamais eu l'heureuse occasion de le voir de près.
Le prince a la physionomie très-douce, le regard franc, une belle prestance, beaucoup de dignité dans toute sa personne, mais pas la moindre morgue ni dans les manières ni dans le langage.
Source : Gallica

Marc de Beauchamp Portraits, M. le comte de Paris (1871)

Je pus distinguer tous les mouvements du corps d'armée, et aussi ceux des officiers qui m'étaient connus, entre autres du jeune comte de Paris et de son frère (le duc de Chartres) ; le premier remarquable, comme jadis un de ses illustres ancêtres, par un chapeau de forme particulière. Pendant tout le temps que dura l'action, ces jeunes princes montrèrent un courage admirable, qui ne se démentit pas dans les efforts surhumains qu'ils firent ensuite pour arrêter le désordre de la retraite.
Source : Gallica

Marc de Beauchamp Portraits, M. le comte de Paris (1871)

Ce sont ces mêmes bourgeois qui n'ont aucune foi en la force morale, puisqu'ils sont fils de Voltaire , qui se sont mis à plat ventre devant la force qui prime le droit, qui ont léché les bottes d'un Napoléon III, qui préconisent tour à tour, avec une égale impudence, les d'Orléans, l'Empire, la République, qui préconiseraient Henri V s'il montait sur le trône, pourvu que leurs écus fussent en sûreté.
L'opinion de ces gens-là ne doit compter pour rien dans la conscience d'un honnête homme. Que serait M. le comte de Paris sans le droit héréditaire?
Source : Gallica

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