Résumé

Charles Chardin Observations de quelques patriotes sur la nécessité de conserver les monuments de la littérature et… (1793-1794)

QUELQUES PATRIOTES SUR la nécessité de conserver les monuments de la littérature et des arts.
LES tyrans et leurs satellites ont assez long-temps désolé la France ; ils ont assez, succé le sang des peuples pour alimenter leur faste insultant et assouvir leurs passions aussi criminelles qu'extravagantes.
Il est temps enfin qu'un grand peupla libre et puissant montre qu'il veut à jamais rester tel, et que ses vils et cruels ennemis ne doivent plus conserver aucun espoir de retour.
Source : Gallica

Charles Chardin Observations de quelques patriotes sur la nécessité de conserver les monuments de la littérature et… (1793-1794)

Si vous arrachez les fleurs de lis et autres décorations extérieures, rien ne pourra, ainsi que je l'ai dit plus haut, dispenser d'arracher des livres tout ce qui est royal ou féodal, et conséquemment les détruire à-peu-près tous.
Les anciens manuscrits offrent à la littérature, et plus encore à l'histoire; des ressources que rien ne pourroit suppléer. Avant l'origine de l'imprimerie les moines seuls avoient quelque science ; les seigneurs réunissoient dans leurs
mains toutes les richesses
Source : Gallica

Charles Chardin Observations de quelques patriotes sur la nécessité de conserver les monuments de la littérature et… (1793-1794)

Où s'arrêteroit donc cette destruction, puisque lés despotes enlevoient tout, envahissoient tout, que tous les travaux des arts n'avoient pour objet que de leur procurer de nouvelles jouissances?
Et quand tout sera détruit, quels modeles, quels objets de comparaison trouveront les artistes pour perfectionner leur goût, enflammer leur génie? Il est absolument impossible de faire que ce qui a été n'ait pas existé.
Source : Gallica

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