Résumé

Charles Desbans La reconnaissance : troisième mode du langage (1871)

Mon cœur est très-touché; Mon âme sympathise A toutes vos bontés ; Je voudrais vous les rendre Imprégnées d'un parfum Exquis, délicieux, Dont jamais la mémoire Ne serait oubliée.
Ainsi la France en deuil De ses gloires trahies, Répond de tous côtés : Merci !
Merci à toi, Belgique, Ma sœur hospitalière, Compatissante et bonne Et qui la première Recueillit à foison Tous nos pauvres blessés Et ces âmes en peine De nos braves soldats, Etourdis d'une chute Jusqu'alors ignorée.
Reçois, je t'en supplie, Nos grâces infinies.
On sent que tu n'es pas
Pour nous une étrangère
Source : Gallica

Charles Desbans La reconnaissance : troisième mode du langage (1871)

Une pareille alliance Renfermait en son sein L'équilibre et la paix.
C'était un beau spectacle Que deux nobles alliées D'antique renommée Et d'égale valeur !
L'humanité pouvait En tirer avantage ;
Car ses œuvres sont longues Et réclament l'union De fortes volontés.
0 puissante Angleterre!
En déclinant l'honneur De soutenir la France Au moment du danger, Tu as tout compromis : La paix universelle Et ton propre avenir.
Rien ne reste debout, Tout est mis en question, L'équilibre est rompu.
Source : Gallica

Charles Desbans La reconnaissance : troisième mode du langage (1871)

En ressources fertiles, La France ne mendie point ; Mais elle est écrasée D'un lourd tribut de guerre Que des peuples amis L'aideront à porter.
Le monde ne veut pas D'une France mutilée, Il la lui faut brillante !
Que représente-t-elle ?
Un penchant naturel Aux œuvres de l'esprit ; L'amour des arts, Et ce qui embellit La force matérielle ;
L'incisive aptitude A rechercher le bien Et à le rendre aimable, D'exceller en ce qu'elle a, Et de l'offrir aux autres.
Je porte le défi A qui osera dire Qu'elle ait jamais cédé A de mauvais instincts.
Source : Gallica

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