Résumé

Dans quel esprit seront faites les élections… (1823)

Les libéraux crient de toutes parts : portez vos suffrages sur telle personne aux élections; il est grand propriétaire, il possède des biens immenses ; il est le premier intéressé au repos et à la tranquillité publique; il a toutes les qualités privées qui constituent un bon citoyen ; jamais l'infortuné ne l'a imploré en vain. Méfiez-vous de ces éloges pompeux : une partie de ce que l'on vous dit là peut être vraie ; mais l'individu que l'on vous désigne n'en est pas moins dangereux : c'est un homme qui brigue les honneurs, les dignités
Source : Gallica

Dans quel esprit seront faites les élections… (1823)

Ne nous assoupissons pas, sortons de cette coupable léthargie où nous croyons pouvoir vivre. L'ange de la paix veille sur nous ; mais il exige aussi que nous travaillions à déjouer toutes les manoeuvres que le parti libéral ne cesse d'ourdir pour essayer quelque succès; ne restons point muets à la vue des perfidies de nos adversaires, perfidies que le papier se refuse à tracer, qu'un seul mot peut détruire, et c'est ce mot qu'il faut toujours être prêt à prononcer : ici le silence est un crime, chacun se doit à ses concitoyens, et l'indifférence deviendrait égoïsme.
Source : Gallica

Dans quel esprit seront faites les élections… (1823)

Forts du sentiment de leur conscience, et certains de l'approbation générale, les royalistes écriront leur vote aux yeux du public; ils le transmettront de même, semblables à cet ancien sage qui aurait souhaité que sa maison fût de verre afin que l'on pût voir toutes ses actions; ils éviteront toutes ces petites supercheries que recherchent leurs adversaires pour déguiser leur manière de penser et d'agir.
Source : Gallica

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