Résumé

Portrait de David Hume David Hume Traité de la nature humaine

Une impression frappe d’abord les sens et nous fait percevoir la chaleur ou le froid, la soif ou la faim, le plaisir ou la douleur, d’un certain genre ou d’un autre. De cette impression, il y a une copie prise par l’esprit, qui demeure après que l’impression cesse ; et c’est ce que nous appelons une idée. Cette idée de plaisir ou de douleur, quand elle retourne dans l’âme, produit les nouvelles impressions du désir et de l’aversion, de l’espoir et de la crainte, qui peuvent proprement être appelées des impressions de la réflexion, parce qu’elles en sont dérivées.
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La nature est ici totalement confondue, et ce n’est que chevaux ailés, dragons enflammés, et géants monstrueux. Et cette liberté de la fantaisie ne semblera pas étrange, si nous considérons que toutes nos idées sont copiées de nos impressions, et qu’il n’y a pas deux impressions qui soient parfaitement inséparables. Sans compter que c’est une conséquence évidente de la division des idées en simples et complexes. Partout où l’imagination perçoit une différence entre les idées, elle peut facilement produire une séparation.
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La faculté, par laquelle nous répétons nos impressions de la première manière, s’appelle la Mémoire, et l’autre l’Imagination. Il est évident, à première vue, que les idées de la mémoire sont beaucoup plus vives et fortes que celles de l’imagination, et que la première faculté peint ses objets en des couleurs plus distinctes que celles employées par la seconde. Quand nous nous rappelons un événement passé, son idée s’écoule dans l’esprit avec force
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