Résumé

Thomas-Henri Martin Note de M. Th.-H. Martin sur la théorie des parallèles… (1857)

L'Infini n'est donc point, pour l'imagination, un objet qu'elle conçoive, mais simplement un objet dont la limite échappe à sa conception, et qu'en définitive elle ne conçoit pas. En un mot, tout ce qu'elle est obligée d'abandonner, impuissante à le mesurer et à l'embrasser dans sa conception, elle l'appelle Infini. Ainsi, de même que la vue a la notion des ténèbres par le fait qu'elle ne voit pas, de même l'Imagination a.celle de l'Infini, par le fait qu'elle ne conçoit pas. Elle l'engendre en vertu de la puissance irrésistible qu'elle possède de pousser toujours en avant.
Source : Gallica

Thomas-Henri Martin Note de M. Th.-H. Martin sur la théorie des parallèles… (1857)

Sans aucun doute, les parallèles sont des lignes droites situées dans un même plan et qui ne se rencontrent pas, quelque loin qu'on les prolonge dans les deux sens. C'est donc là une proposition vraie sur les parallèles ; mais cette proposition n'est pas la meilleure définition des parallèles ; car elle ne dit pas le caractère essentiel et fondamental de ces lignes, caractère qu'elles présentent en elles-mêmes, indépendamment de leur prolongement à l'infini, prolongement qui ne peut s'effectuer que dans l'imagination.
Source : Gallica

Thomas-Henri Martin Note de M. Th.-H. Martin sur la théorie des parallèles… (1857)

Une seule chose reste donc à dire : c'est que l'Infini n'existe en substance que dans l'Imagination, sans toutefois que pour cela l'Imagination conçoive l'Infini : car elle ne peut concevoir sans appliquer en même temps une forme et une limite à ce qu'elle conçoit, sans imposer une barrière à la conception de l'objet imaginé, sans le parcourir en tous sens, enfin sans le circonscrire de tous les côtés.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature