Résumé

Alexandre Vincent Sur un point de l'histoire de la géométrie chez les Grecs et sur les principes philosophiques de cette science… (1857)

En effet, les mathématiques ne supposent pas l'infini a priori; elles font mieux : elles en demontrent l'existence. Quant à comprendre l'infini, il faut pour cela une intelligence infinie : le contenant ne peut être moindre que le contenu.
Au surplus, que l'on ait écarté pour une raison ou pour une autre, le lemme d'Aristote ou de Bertrand de Genève (sous quelque nom qu'on veuille le désigner) , ce n'est pas ce qui est à regretter ; mais était-ce une raison pour revenir aujourd'hui au prétendu postulatum d'Euclide1?
Source : Gallica

Alexandre Vincent Sur un point de l'histoire de la géométrie chez les Grecs et sur les principes philosophiques de cette science… (1857)

Il est bien clair que l'on pourrait faire le tour entier du pôle en suivant l'équateur, sans pour cela tourner sur soi-même le moins du monde. Mais bien certainement, pour m'adresser cette objection, il faudrait ne pas réfléchir qu'elle est toute en faveur du principe que je soutiens. En effet, d'abord la même objection s'applique au postulatum d'Euclide : tous les géomètres qui l'emploient sont obligés de dire expressément et explicitement que les trois droites sont supposées dans un même plan, ou que les plans déterminés par les deux angles donnés dans la figure se confondent en un seul.
Source : Gallica

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