Résumé

De la liberté et de l'autorité d'après M. Jules Favre (1868)

Il y a un abîme entre le phénomène et la loi, entre l'acte et la règle, entre le droit et le fait ; il y a toute la distance qui sépare le divin de l'humain, et dans le domaine de la morale, toute la distance qui sépare l'infini du fini ; car nous l'avons vu, la vraie justice, la justice primordiale, celle qui sert de fondement aux lois humaines est éternelle, invariable, indestructible, immortelle, elle appartient au domaine de l'infini.
Est-ce que par hasard, M. J. Favre n'aurait pas bien compris la liberté dont il veut faire la pierre angulaire de son gouvernement modèle?
Source : Gallica

De la liberté et de l'autorité d'après M. Jules Favre (1868)

Des puissances égales peuvent, dira-t-on, se donner un gouvernement de leur choix : c'est le peuple, c'est la liberté qui se gouverne elle-même, c'est la démocratie. Sans doute, un peuple a le droit de se gouverner lui-même quand il le peut, quand il est assez fort, moralement, pour présider à ses destinées ; mais que vaut et que peut valoir l'autorité qu'il institue?
Source : Gallica

De la liberté et de l'autorité d'après M. Jules Favre (1868)

L'autorité, dit M. J. Favre, l'autorité morale et légitime, la seule vraie, n'est pas autre chose que la justice. — On ne peut mieux répondre. La justice , en effet, comme l'autorité, a empire sur tous les hommes, et il n'est pas même d'empire mieux reconnu que celui de la justice : c'est devant ses autels, au pied de ses sanctuaires, que comparaissent volontiers tous les hommes pour entendre ses arrêts, pour se soumettre à ses décisions. La souveraineté de la justice est proclamée par les plus grands comme par les plus petits, par les peuples comme par les individus
Source : Gallica

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