Résumé

Dr Moxa La légende de Zangaigne (1874)

Ne sait-il plus que la seule présence de Zangaigne, que son souffle seul anéantit toute civilisation chez les autres ? L'accord du reste est parfait entre son naturel et son destin : compagnon insupportable, de quelque côté qu'on l'aborde, on le trouve antipathique et repoussant : une odeur d'hostilité perfide s'exhale de toute sa personne. Il est si lourd, si gauche, si faux et si désagréable, qu'il vous blesse, rien qu'en vous touchant : rien qu'en vous regardant, il vous agace.
Source : Gallica

Dr Moxa La légende de Zangaigne (1874)

Galuchet ! Galuchet ! pauvre fat ! pauvre idiot! pauvre bon enfant ! pauvre garçon d'esprit, que l'esprit rend sourd et aveugle, que la suffisance rend ridicule et niais! comprends-tu maintenant que tes voisins et l'Europe ne t'ont jamais pris au sérieux sinon pour les rages auxquelles tu es sujet, et que la courtoisie européenne n'a jamais été pour toi que perfidie et malveillance? Tu ne sais probablement pas et tu ne sauras probablement jamais que, depuis cinquante ans, l'âme damnée des Allemands, ton plus dur et ton plus inexorable ennemi, c'est John Boull!
Source : Gallica

Dr Moxa La légende de Zangaigne (1874)

Le malheur de Galuchet est que Zangaigne ne peut pas faire un seul pas hors de ses marais sans entrer chez lui. De là cette guerre, qui est perpétuelle entre eux et interminable, Zangaigne attaquant et envahissant toujours, Galuchet ne se résignant jamais à la spoliation et à la servitude. Pourquoi Galuchet, qui neuf fois sur dix a eu le dessous, ne se soumet-il pas, selon la coutume des faibles, à son destin ? Pourquoi regimbe-t-il obstinément contre la force?
Source : Gallica

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