Résumé

Et. Delboy De l'Intervention d'un ou de plusieurs Etats dans les affaires intérieures d'un autre Etat… (1893)

Chaque État est libre de se gouverner comme il l'entend, d'adopter la législation qui lui convient, de faire en un mot ce qu'il veut sur son territoire sans que les États étrangers aient le droit de le contraindre directement à modifier sa conduite. Telle est la conséquence inéluctable de la souveraineté intérieure des États. Mais ce principe essentiel est-il absolu? ou bien, au contraire, l'ingérence d'un État dans les affaires d'un autre État n'est-elle pas dans certains cas légitime ? Cette ingérence est précisément ce que dans la langue du droit international on appelle l'intervention.
Source : Gallica

Et. Delboy De l'Intervention d'un ou de plusieurs Etats dans les affaires intérieures d'un autre Etat… (1893)

En effet, dans le fait par un État de conclure un traité il y a toujours un acte essentiellement volontaire de sa part. Il dépend de lui de ne pas conclure le traité, et c'est ce qu'il devra faire s'il prévoit que ce traité soit simplement un motif pour légitimer une intervention ultérieure. On ne peut dire qu'un Etat soit contraint à conclure un traité. Il reste toujours libre de le conclure ou de ne pas le conclure. Il ne peut donc s'en prendre qu'à lui-même d'avoir fait un acte qui doit rendre possible l'intervention.
Source : Gallica

Et. Delboy De l'Intervention d'un ou de plusieurs Etats dans les affaires intérieures d'un autre Etat… (1893)

Et si l'on admet que le fonctionnement d'une institution donnée dans un État peut être la cause d'une intervention de la part des autres États, comment fera-t-on la distinction entre les institutions qui autoriseront l'intervention et celles qui ne l'autoriseront pas ?
Nous rejetterons également comme étant de nature trop vague les motifs suivants que préconisent un certain nombre d'auteurs : l'intervention dans les affaires intérieures a pour cause l'émancipation des races opprimées.
Source : Gallica

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