Frédéric Eichhoff

Résumé

Frédéric Eichhoff Journal asiatique

On peut les regarder en quelque sorte comme les avant-coureurs de cette grande migration, comme la tribu qui, se détachant la première de la souche commune fixée en Asie, pénétra à l’extrémité la plus occidentale de l’Europe, où elle se trouva en contact avec la race cantabre, dont l’origine sémitique paraît prouvée par la langue basque, et qui était sans doute venue d’Afrique. La seconde migration, à en juger par l’analogie du sanscrit, dont le développement successif peut nous servir ici d’échelle de proportion, paraît avoir été celle des Scandinaves et des Germains.
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Tel serait l’avantage d’une méthode synglossique substituée à l’étude, pour ainsi dire exceptionnelle, de notre temps ; et si nous osons hasarder ici cette opinion, à laquelle notre inexpérience ne nous donne que peu de droits, nous ne le faisons que sous l’égide d’autorités imposantes qui ont émis ce vœu avant nous, et sur-tout sous celle d’un homme dont les sciences, les lettres et l’humanité déplorent vivement la perte récente, et qui, sous le voile modeste de l’anonyme, a su donner depuis dix années un élan prodigieux à l’étude de la linguistique dans toute l’Europe.
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Frédéric Eichhoff Journal asiatique

Si de cette esquisse rapide de la partie mécanique du sanscrit nous passions à sa littérature, si nous essayions de soulever le voile qui couvre encore tant de monumens précieux, tant de traditions des premiers âges, tant d’œuvres poétiques, morales et religieuses, toutes importantes pour l’histoire du genre humain, et dont d’habiles philologues enrichissent chaque année nos archives, nous ne douterions pas d’entraîner vos suffrages en faveur d’une étude si riche en résultats.
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