Gabriel-François Coyer

Les masques (1746-1748)

Résumé

Gabriel-François Coyer Les masques (1746-1748)

Non, il n'est pas ce qu'il paraîr; il est Masqué, il est ce qu'il doit être, tout est dans l'ordre. L'amitié contrefaite, ne plaîra pas aux chimériques amateurs de cette vertu gauloise Se fomanefque. Montrons leur l'Ignorance traves- tie elle les amuséra peut être. Considérez cet Homme dont la jolie figure attire tous les re- gards. Il a le teint fléuri d'une None , le ton pincé d'un Abbé , le jargon futil d'une petite Maîtresse. Il a de plus des Manchettes de point, des Bijoux de prix, un carosse élégant, qui annoncent bruyament son mérité.
Source : Gallica

Gabriel-François Coyer Les masques (1746-1748)

Laissez mourir notre Orgon, & mon Tartuffe changera bien-tôt le Masque de l-Hypocnfie , con- tre celui de l'Impiété.
Il n'y a pas jusqu'à la mendicité qui n'ait le fien ; vous craigniez que je ne vous peigne un vil Besacier fous des haillons de bure : non , je veux vous représenter un honnête indigent fous la martre zibeline : c'est cet Enfant gâté des Femmes , ce joli histrion, qui met à contribution la bonnacité parisienne.
Il faut de la variété dans les plaisirs , une jolie femme est bien propre à en apporter.
Source : Gallica

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