Résumé

Gabriel Hugelmann Toast à Théodore Barrière, porté le 15 janvier 1866 au banquet Molière… (1866)

Le devoir de l'Art, Messieurs, n'est pas plus de se soumettre à l'incohérente volonté des foules que de se prêter au caprice absolu des rois ; et après avoir donné le spectacle sublime de son indépendance vis-à-vis des papes eux-mêmes, l'art serait indigne de son rôle s'il se traînait à la remorque des peuples. Les peuples, du reste, pas plus que
les souverains capables de les gouverner, ne se complaisent à l'abaissement de l'Art et n'accordent leur estime aux écrivains qui croient les flatter en le faisant descendre des hauteurs où ils aspirent à être élevés par lui.
Source : Gallica

Gabriel Hugelmann Toast à Théodore Barrière, porté le 15 janvier 1866 au banquet Molière… (1866)

Le jeune homme qui aura vu successivement tourner en ridicule, aux applaudissements de la foule égarée, toutes les vertus, tous les principes, tous les hommes que la philosophie et l'histoire avaient jusqu'ici proposés pour modèles, sera-t-il plus disposé à servir dignement le pays et le souverain que s'il avait entendu la foule, ramenée vers le beau, flétrir de ses acclamations répulsives les scènes ignobles de 1815, décrites par la plume vengeresse d'un écrivain convaincu?
Source : Gallica

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