Résumé

Jules Pouilh De la Dernière Chambre et des élections… (1834)

Depuis long-temps on l'a dit, le pouvoir change les hommes. Observez-les tous, vous verrez qu'une fois arrivés là, les plus progressifs deviennent rétrogrades, à une ou deux exceptions près, dont le plus honnête homme de pouvoir n'a pu s'arranger : Lafitte et Dupont de l'Eure vous le, diraient. Aussi jamais pouvoir n'a pu bien marcher sans conseillers, dans aucun temps, pas même Bonaparte que la monomanie de despotisme conduisit où vous savez ; et chacun n'est pas Bonaparte pour savoir singer sa confiance en soi.
Source : Gallica

Jules Pouilh De la Dernière Chambre et des élections… (1834)

Car la confiance, Messieurs, et une confiance robuste, est ici nécessaire avant tout; et si vous pouviez écarter de la chambre toute éloquence interrogative, allant droit au fait, pour qui les comptes d'une excellence sont parfois des contes, leur machine à gouvernement en irait bien mieux. Le mécanisme en est si simple, qu'une fois en jeu il nous suffirait, à nous, d'alimenter les premiers moteurs sans nous en mêler.
Source : Gallica

Jules Pouilh De la Dernière Chambre et des élections… (1834)

Or, tout ce que les députés ministériels ont fait, mauvais ou bon, l'égoïsme a pu le leur inspirer tout aussi bien que l'amour du pays. Comme privilégiés, se trouvant le moins souffrir dans l'ordre actuel et ne pouvant que perdre au changement, il leur importait fort de se montrer hostiles à toute réforme ; comme fonctionnaires salariés du pouvoir ou aspirant à le devenir, ils avaient le plus visible intérêt à ne pas voter autrement que leurs maîtres.
Source : Gallica

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