Résumé

Hippolyte Régnon Opinion d'un catholique sur la cérémonie religieuse faite le 1er mai 1833… (1833)

Priez avec ferveur, comme simples catholiques, pour Louis-Philippe, pour sa famille, pour tous ceux que vous voudrez ; mais comme pouvoir humain, vous ne le pouvez pas. Les portes de l'église catholique doivent être fermées à tout gouvernement qui proclame l'athéisme politique ou la liberté descultes. Le devoir du clergé est de se réfuser opiniâtrement à une pareille profanation, et à un pareil mépris qui ne pourrait retomber que sur lui-même.
Source : Gallica

Hippolyte Régnon Opinion d'un catholique sur la cérémonie religieuse faite le 1er mai 1833… (1833)

Pour qui sait lire l'avenir dans les actes du présent et du passé, elle est jugée de voir entraîner le clergé dans des conséquences fatales, le pousser à une position nouvelle et critique devant l'autorité, et lui faire perdre tous les avantages qu'il avait recueillis de sa belle attitude, depuis le jour que la révolution de juillet est venue effacer sur son front les marques de tout pouvoir humain. Par cet acte de faiblesse, vous montrez le peu de confiance que vous avez dans la puissance de la religion abandonnée à elle-même, c'est-à-dire, à la seule force de Dieu
Source : Gallica

Hippolyte Régnon Opinion d'un catholique sur la cérémonie religieuse faite le 1er mai 1833… (1833)

N'est-ce pas d'ailleurs, le clergé catholique qui doit à là longue amener les nationaux-, comme il l'a fait en Belgique, à conquérir les libertés publiques : car la liberté véritable,
celle qui ne dégénère ni en licence ni en tyrannie, est soeur de la religion chrétienne ; elle est née avec elle et forme avec elle les véritables titres de l'humanité. Hors de la religion , toute liberté devient licence ou injustice ; elle est frappée d'impuissance et ne peut rien créer de stable ou d'utile.
Source : Gallica

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