Hippolyte Taine

Hippolyte Taine

Résumé

Portrait de Hippolyte Taine Hippolyte Taine Notes sur Paris

Il ôta son cigare, réfléchit un instant, et me dit de sa voix lente : « La conclusion que vous ne tirez pas, c’est que je ferais mieux d’être mort ; c’est aussi mon opinion. » — Et, comme je protestais avec beaucoup de scandale et un peu d’émotion, il sourit, ce qui ne lui arrivait pas deux fois par mois, et ajouta du même ton : « Quand vous aurez cinquante-cinq ans et une maladie de foie, vous verrez que cette opinion-là est le plus confortable oreiller du monde. » Il m’a légué ses ustensiles de café turc et sa provision de cigares
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Portrait de Hippolyte Taine Hippolyte Taine Notes sur Paris

Ce qu’elle a appris, c’est à bien manger et finement, à boire fin et sec ; c’est une femme à soupers. Elle est déjà empâtée, elle tourne à l’oie grasse. Elle contait à son amie un dîner récent, un joli gueuleton, les vins, le café, le service, en tournant les yeux avec une béatitude gastronomique.
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Portrait de Hippolyte Taine Hippolyte Taine Notes sur Paris

On ne vit qu’en s’incorporant à quelque être plus grand que soi-même ; il faut appartenir à une famille, à une société, à une science, à un art ; quand on considère une de ces choses comme plus importante que soi, on participe à sa solidité et à sa force ; sinon, on vacille, on se lasse et on défaille ; qui goûte de tout se dégoûte de tout. M. Graindorge sentait son mal, mais il se trouvait trop vieux pour y porter remède.
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