Résumé

Les sentiments et les voeux du Français…

Tous les peuples gémissoient sous la plus infâme oppression : le tyran vouloit réunir toutes les nations sous son sceptre de fer, ou plutôt il préparait leur ruine, comme s'il n'eût voulu régner que sur des débris et sur des tombeaux. Français, l'honneur de nos armes fut profané! Nous fûmes nous-mêmes voués à l'exécration universelle! Et cependant, trompés par notre gouvernement, abandonnés par le sénat aux fureurs de Bonaparte, nous n'étions que les premières victimes de la tyrannie, dont les caprices, revêtus des formes légales, obligoient la foi de nos sermens.
Source : Gallica

Les sentiments et les voeux du Français…

La force de Bonaparte seroit-elle une excuse pour le sénat, tandis que le sénat seul a produit et alimenté cette force? Mais d'ailleurs, puisqu'il ne l'avoit pas prévenue dès le principe, ne pouvoitil pas, plus tard, en arrêter les progrès? Et enfin, quelle force ne peut vaincre le sentiment de l'honneur et l'amour de la patrie ! Tout cède à leur redoutable voix, ou du moins ils savent tout braver ! S'il y a quelquefois du danger à vouloir les faire respecter, quelle peine, quel tourment peuvent égaler la honte de trahir les plus saints des devoirs !
Source : Gallica

Les sentiments et les voeux du Français…

Dans ses justes plaintes contre le sénat, le peuple français ne comprend que cette majorité cruelle qui fut la cause de tous ses malheurs ; il en excepte, avec orgueil et vénération le petit nombre de vrais Français dont le zèle lui est connu , et dont les voix furent constamment étouffées par les suppôts du tyran. Il sait tout ce qu'ils ont eu à souffrir, et leur en témoigne sa vive reconnoissance.
Source : Gallica

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