Résumé

Un mot sur la révision de la constitution et ses conséquences (1881)

Le péril, c'est de se laisser entraîner à des débats sur le plus ou le moins de concessions à faire au besoin de perfectionner des rédactions. La tristesse, la mortelle tristesse pour les esprits politiques, c'est que personne ne se lève au milieu de nous pour protester contre la manière dont les partis s'accordent à poser les questions. J'ose à peine dire à quel point, pour ma part, ces soucis de correction abstraite en matière de constitution me paraissent stériles et puérils, étrangers à la virilité politique.
Source : Gallica

Un mot sur la révision de la constitution et ses conséquences (1881)

On échange les raisonnements et, comme on s'est laissé entraîner dès le début sur le terrain de discussion qu'ont choisi les auteurs du projet, on sent assez vite que l'on n'a rien de bien valable à leur opposer, et l'on finit par traiter, par se rabattre sur des questions de plus ou de moins, par se rallier à quelque moyen terme dont le radicalisme sera peut-être forcé de se contenter aujourd'hui, mais dont il se servira demain pour avancer ses ouvrages, resserrer l'investissement de la place, et emporter, enfin, une position virtuellement livrée le jour où on l'a laissé entamer.
Source : Gallica

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