Résumé

Louis Dessain Projet pour la libération de la dette publique… (1815)

Le Roi ouvrirait un emprunt qui pourrait être porté jusqu'à deux milliards, sous le titre de TONTINE ROYALE. Chacun serait appelé à devenir actionnaire ; chaque action serait de mille francs, produisant 5o francs
de rente viagère. A la mort des actionnaires, cette rente viagère de 5o francs par action se diviserait en deux portions égales, dont Tune s'éteindrait au profit du Gouvernement, et l'autre serait réversible sur les actionnaires survivans, qui auraient ainsi la perspective d'un accroissement progressif jusqu'au dernier actionnaire, au décès duquel la rente serait entièrement éteinte.
Source : Gallica

Louis Dessain Projet pour la libération de la dette publique… (1815)

Il résulterait de la division de l'emprunt général en deux cents sociétés de dix millions chacune, que l'exécution du projet serait aussi facile pour une partie de l'ensemble que pour le tout ; ainsi les premières sociétés, devant se former très-rapidement par la certitude de bénéfices presque immédiats qui s'offriraient à chacune d'elles, jouiraient des avantages du système, sans qu'il fut nécessaire d'attendre que tous les cadres fussent remplis, ce qui au reste ne pourrait tarder à cause des facilités offertes par le Gouvernement.
Source : Gallica

Louis Dessain Projet pour la libération de la dette publique… (1815)

Il suffit qu'on en conçoive bien le plan, l'ordonnance et le but, pour se convaincre qu'il met le Gouvernement à même d'éteindre sans lésion, sans injustice et sans contrainte une dette énorme. Sans lésion, puisque, bien loin de porter atteinte aux intérêts des créanciers , il leur offre la perspective d'un produit certain
Source : Gallica

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