Résumé

Louis Isoard De la Vie publique. [Extrait des "Bonnes oeuvres"… (1872)

Les comités électoraux sont un état-major sans soldats; ce sont des conseilleurs dont on ne prend pas les avis; ce sont des guides qui n'ont personne à conduire.
Sans doute, il y a en France des hommes qui ont l'intelligence des conditions nouvelles où se trouve placé l'individu vis-à-vis d'un gouvernement. Mais il n'y a pas en France de vie publique. Le soin des affaires communes, la surveillance des affaires communes, de la chose publique, ne sont pas des idées admises, ni même soupçonnées parmi nous. L'immense majorité pâtit en silence
Source : Gallica

Louis Isoard De la Vie publique. [Extrait des "Bonnes oeuvres"… (1872)

Signalons hardiment une dernière oeuvre, celle de la vie publique, un dernier groupe à former entre amis, entre voisins, et dans les moindres localités, — le groupe des intérêts publics.
On ne les attendait pas ici.
Je le crois bien : l'homme qui donne la moitié de sa vie aux bonnes oeuvres, qui ne pense qu'aux pauvres et aux malheureux de toutes sortes, qui, pour eux., parle, écrit et quête incessamment, cet homme, si vous lui dites un mot des élections, des candidats, du vote qu'il aura à déposer, cet homme sourit : il ne s'occupe pas de ces choses-là.
Source : Gallica

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